|
La Barre des Écrins, le point culminant du parc dans un surréalisme de couleurs. (Photo Francou) |
Il faudra attendre le début du XXeme siècle pour que sous la pression de différentes associations d'alpinistes, de naturalistes, et du C.A.F., soucieux de préserver ce joyau qu'est la montagne, l'État se décide à acheter des terrains dans le massif du Pelvoux afin de constituer un parc (on pensait alors que le Pelvoux était le sommet le plus haut).
Ainsi, en 1913 est né le premier parc "national" français : "le Parc de la Bérarde" qui sera administré par les Eaux et Forêts. Mais, la guerre passe, le parc tombe peu à peu dans l'oubli et ce n'est qu'en 1963 que sera créé officiellement le premier Parc National... celui de la Vanoise.
Heureusement, le projet resurgit et le 17 mars 1973 le parc national de la Bérarde, que l'on nomma également Parc du Pelvoux devient enfin officiellement le cinquième parc national français : le Parc National des Écrins.
Si la vocation des initiateurs du projet était avant tout de protéger le "beau", de préserver une "image", le Parc des Écrins a su au fil du temps réellement intégrer sauvegarde du milieu naturel et préservation des différentes cultures et traditions paysannes. La vocation d'un Parc National est certes de protéger la biodiversité mais également le patrimoine humain, culturel qui lui est rattaché.
| "Le Parc Européen de la haute montagne" | ![]() |
|
Lever de
couleurs au pays des Ecrins! Photo Francou
|
L'environnement "haute-montagne" du Parc des Écrins lui confère un aspect unique.
Il est un espace de rêve qui attire des alpinistes du monde entier. De nombreuses courses en Écrins sont en effet parmi les plus belles des Alpes : La traversée de la Meije, du Pelvoux, les Bans... Pour peu qu'ils sachent respecter cet endroit préservé et les règles que l'on doit y observer, les alpinistes sont ici les bienvenus.
Le
territoire du Parc National des Écrins est très varié
tant par ses paysages somptueux que par la diversité de ses milieux
naturels qui le composent. Il s'étage de d'une altitude de 800 m.
à celle de 4102 m! Il comprend 17 000 ha de glaciers, le
Glacier Blanc en Vallouise étant le plus grand de ceux-ci avec
ses 7 km de long. ![]()
Le parc possède également 37 750 ha d'alpages et 3 000 ha de forêts.
La nature de son sol témoigne de l'histoire des Alpes.
Au sud-est, ce sont des roches sédimentaires, principalement des calcaires, grès et schistes qui ont recouvert le sol plus ancien et qui ont permis le creusement de vallées importantes, tandis que du nord à l'ouest, ce sont des roches métamorphiques (gneiss, granites...) et cristallines. Ces roches ayant mieux résisté, on retrouve de nombreux hauts sommets et verrous glaciaires composés de ces roches.
Il est parcouru par plus de 740 km de sentiers entretenus et balisés, dont notamment le célèbre G.R.54, le "Tour de l'Oisans", qui permet en environ 11 étapes et tout de même 11 000 m. de dénivelée! d'en visiter une bonne partie.
Les randonneurs, alpinistes et naturalistes ont à leur disposition de nombreux refuges. Certains comme le refuge de l'Aigle (3450 m.) au pied de la Meije semblent tout droit sortis de l'imagination de Samivel.